mercredi 1 mai 2019

Avengers Endgame


Date de sortie : 24 avril 2019
Réalisation : Joe et Anthony Russo
Avec : Robert Downey Jr., Chris Evans, Mark Ruffalo, Chris Hemsworth, Scarlett Johansson, Jeremy Renner, Brie Larson, Paul Rudd...

Synopsis : Thanos ayant anéanti la moitié de l'univers, les Avengers restants resserrent les rangs dans ce vingt-deuxième film des Studios Marvel, grande conclusion d'un des chapitres de l'Univers Cinématographique Marvel.

Quand on aime et que l'on suit l'univers Marvel, il est impossible de passer à côté d'un de leur film, encore moins celui-ci... Alors, l'ultime chapitre des Avengers vaut-il le coup ? 

Un fan-movie poussé à l'extrême

Il est impossible de parler d'Avengers Endgame sans diffuser quelques spoilers... alors attention ! Le film a été écrit et réalisé par des fans de Marvel pour des fans de Marvel. En ce sens, je trouve que le film est une prouesse d'écriture et de mise en scène. Avec tant de personnages, avec la complexité des histoires précédentes (21 films tout de même), avec une notion aussi casse gueule que celle du "temps", le film tient la route, ne perd pas en rythme et satisfait (presque) tout le monde. Je dis bien presque puisque certains Avengers sont tout de même laissé sur le bas côté avec un Thor et un Hulk réduits à des rôles de clowns, même s'il faut bien avouer que sur quelques scènes (notamment les premières) Thor amène une dose d'humour bienvenue. 

Des effets spéciaux toujours aussi grandioses

Quand on parle d'un film Marvel, le budget et les techniques sont toujours présents pour passer un grand moment de cinéma, un spectacle à chaque instant. Si les moments d'action pure se concentrent principalement au début et (surtout) à la fin du film, les quelques scènes mélangeants les acteurs du présents dans des moments du passé sont bluffant de réalisme. A croire que les scénaristes y avaient pensé depuis le début... ce qui aurait du sens. Mais comment ne pas revenir sur cette ultime bataille épique à en foutre des frissons !

Hommages à toute une génération

Si certains Avengers sont laissés de côté, c'est davantage pour mettre en lumière les pionniers des 21 films précédents à savoir Iron Man (Rober Downey Jr) et Captain America (Chris Evans). Si le film leur donne la lumière, il faut aussi que ces deux là assument cette mise en avant et il le font à merveille. Si personnage de Captain America évolue peu au fil des chapitres, celui d'Iron Man change radicalement depuis ses débuts jusqu'à ce dernier chapitre où il est beaucoup plus dans l'émotion. Bien évidemment, les autres acteurs ne sont pas en reste avec Jeremy Renner (Hawkeye) et une touchante Scarlett Johansson (Black Widow). 

Bilan

De la nostalgie, de l'humour, de la tristesse, de l'action, de l'émotion... Ce derniers opus de la team Avengers est un véritable best-of de ce que sait faire Marvel. 3h de cinéma pur et dur ! Bon courage à celui qui prendra la suite. 


Notes : Perso 16/20 - Presse 13,2/20 - Public 18/20

mardi 23 avril 2019

Hellboy


Date de sortie : 8 mai 2019
Réalisateur : Neil Marshall
Avec : David Harbour, Milla Jovovich, Ian McShane, Sasha Lane...

Synopsis : Hellboy est de retour et il va devoir affronter en plein cœur de Londres un puissant démon revenu d'entre les morts pour assouvir sa vengeance.

Vraiment pas fan du genre et des précédents films, je me laisse tenter à l'idée de voir en avant première ce nouvel opus de Hellboy par un réalisateur qui s'est fait un nom dans des séries comme Westworld et Game Of Thrones.

Trop d'histoires pour une simple histoire

Le scénario est extrêmement simple, vu et revu avec un méchant qui veut la fin du monde et un gentil qui est là pour l'en empêcher. Pour essayer d'apporter plus de contenu à leur oeuvre les scénaristes ont bricolé des histoires qui coupent le film et qui apportent une présence presque invisible de la redoutable Viviane (méchante dans le film).


Un visuel trop violent et hard-core

A en avoir la nausée ! Visuellement, le film est extrêmement bien fait avec des monstres plus vrais que nature, un Hellboy diaboliquement flamboyant, et des effets visuels comme si on y était... Et c'est bien là le problème. Il n'y a aucune censure et l'interdiction du film au moins de 12 ans peut facilement s'étendre à moins de 16 ans. Entre des peaux arrachées, des têtes découpées, des monstres répugnants, des corps transpercés, des morts sortant de la bouche d'une jeune femme... il vaut mieux avoir le cœur bien accroché ! 


Un Hellboy new look 

Nouvel acteur, nouveau Hellboy. David Harbour, connu pour son rôle de flic dans Stranger Things, interprète parfaitement l'anti-héro diabolique et son visuel est bluffant. Néanmoins, la pauvreté du scénario ne permet pas d'offrir une excellente prestation à son personnage. Pour le reste du casting, Milla Jovovich est cantonnée à un triste rôle de méchante mégalomane, Ian McShane ne semble pas plus concerné que cela par son rôle de père de Hellboy, et la pauvre Sasha Lane fait un peu tout et n'importe quoi.


Bilan 

Quelle tristesse et déception. Si on pouvait (un peu) apprécier Hellboy pour son côté désinvolte, aigri, râleur et à l'humour très premier noir, on ne peut être que déçu de ce troisième volet. Ce genre de film qui donne la nausée aussi bien pour son histoire que pour son visuel. 

Note personnelle : 5/20


mardi 9 avril 2019

Shazam


Date de sortie : 3 avril 2019
Réalisation : David F. Sandberg
Acteurs : Zachary Levi, Asher Angel, Mark Strong, Djimon Hounsou...

Synopsis : On a tous un super-héros qui sommeille au fond de soi... il faut juste un peu de magie pour le réveiller. Pour Billy Batson, gamin débrouillard de 14 ans placé dans une famille d'accueil, il suffit de crier "Shazam!" pour se transformer en super-héros.  Ado dans un corps d'adulte sculpté à la perfection, Shazam s'éclate avec ses tout nouveaux superpouvoirs. Mais il lui faudra maîtriser rapidement ses pouvoirs pour combattre les forces des ténèbres du Dr Thaddeus Sivana...

Un film arrivé sur la pointe des pieds... Étonnant pour ce qui devrait être une super production DC. Alors moi aussi, j'y vais sur la pointe des pieds...

Un film qui se cherche un genre

Shazam est un film qui se laisse regarder, au cour du lequel on sourit souvent, on rigole parfois, on se moque régulièrement. Et c'est bien là tout le problème de ce film gentillet qui voudrait se situer "Deadpool" et "Kick Ass" cherchant les fous rires de la salle par des gags et des blagues potaches mais trop souvent ridicules. Du coup on en est presque gêné...



Une réalisation proche du néant 

Sans idées... C'est globalement de ce qui ressort de la réalisation de David F. Sandberg, qui avait de quoi faire un super film tourné totalement en autodérision dans le monde sombre et sérieux de l'univers DC. Un bijou dans les mains transformé en un sacré navet ! Le film met plus de 30 minutes à se lancer en mélangeant les 2 histoires d'enfants du super-héro et du méchant. Puis ce sont l'accumulation de scènes inutiles et allongées qui tirent le film au-delà des 2h quand celui-ci aurait gagné à tenir en 1h30. C'est vraiment dommage, car il y a de bonnes idées mais la réalisation plombe tout. 


Un budget en question...

Entre des effets spéciaux peu crédibles et un casting médiocre, on se demande si DC a réellement soutenu et approuvé la réalisation de ce film. Après les prouesses technologiques d'Aquaman, il est stupéfiant et navrant de retomber aussi bas dans la qualité des effets spéciaux. Et que dire de Shazam, interprété par un acteur sans aucun charisme (Zachary Levi) dont le rôle de superhéro ne lui va pas du tout et qui perd a être comparé avec Asher Angel, son double jeune qui est une belle surprise. Les deux "stars" du casting ne redressent pas la barre. Mark Strong est à des années lumières du rôle de méchant qu'il interprétait dans Kick Ass, et ce pauvre Djimon Hounsou, totalement poussé au ridicule...


Bilan

On va retenir le côté gentillet et les bonnes idées du film qui évite à celui-ci de sombrer totalement dans le ridicule. Les erreurs sont nombreuses, trop grossières pour ne pas les voir, mais pas suffisante pour flinguer totalement un film qui mérite une seconde chance. 

Notes : Personnelle 11/20 - Presse 12/20 - Public 12,8/20

vendredi 5 avril 2019

Us


Date de sortie : 20 mars 2019
Réalisateur : Jordan Peele
Avec : Lupita Nyong'o, Winston Duke, Elisabeth Moss, Shahadi Wright Joseph, Evan Alex...

Synopsis : De retour dans sa maison d'enfance, à Santa Cruz sur la côte Californienne, Adelaïde Wilson a décidé de passer des vacances de rêves avec son mari Gabe et leurs deux enfants : Zora et Jason. Un traumatisme aussi mystérieux qu'irrésolu refait surface suite à une série d'étranges coïncidences qui déclenchent la paranoïa de cette mère de famille de plus en plus persuadée qu'un terrible malheur va s'abattre sur ceux qu'elle aime. Les Wilson rentrent à la maison où ils découvrent quatre personnes se tenant la main dans leur allée. Ils vont alors affronter le plus terrifiant et inattendu des adversaires : leurs propres doubles. 


Une histoire d'horreur en manque de rythme

C'est la principale faiblesse d'un film qui m'a globalement plu. La première demi-heure, jusqu'à la rencontre des "doubles" est très lente et limite ennuyante pour instaurer une ambiance pesante et suffocante (propre aux films du genre) mais qui ne fonctionne qu'à moitié. Petit à petit le film gagne en intensité et se referme comme un entonnoir sur la famille Wilson mais aussi sur les spectateurs jusqu'au final. Un final malheureusement trop prévisible mais dénonciateur.


Jordan Peele, le réalisateur anti-système

Après son premier film, Get Out, où il dénonce la discrimination raciale entre les blancs et les noirs toujours présente à notre époque, Jordan Peele se lance dans une seconde critique sociale mais beaucoup plus subtile. Il continue dans le genre de l'épouvante pour dénoncer la société américaine entre la classe moyenne et la classe pauvre. Ou comment des personnes qui semblent identiques peuvent mieux s'en sortir que d'autres. C'est le cas des "doubles", classe pauvre américaine, enfouis dans les sous-terrains, entassés les uns sur les autres et condamnés à y rester toute leur vie. Au contraire des "originaux", classe moyenne, libre de se déplacer où ils le souhaitent et de vivre normalement. Une dénonciation sociale qui ne virent pas aux clichés noirs/blancs, se qui gagne en crédibilité. 


Un film du genre intelligent

Quand on parle de film d'horreur, c'est bien souvent bas du cerveau avec juste la volonté de vous faire peur sur une histoire vue et revue avec des acteurs de seconde main. Ici c'est tout l'inverse. Le casting, porté par un quatuor Nyong'o, Duke, Wright Joseph et Alex, autrement dit la famille Wilson, est très convaincant (même si je reste persuadé que les touches d'humour, sensées apporter de l'oxygène à l'intrigue flippante, cassent le rythme). Dans Us, si le dénouement est évident, le film, globalement original, prend fin sur une intrigue qui n'est pas résolu. Libre court à l'imagination du spectateur pour la suite. 


Bilan 

Faut-il comprendre Us comme une représentation des United States (vous avez le lien?)? C'est fort probable. Et si je ne suis pas un coutumier des films du genre, fort est de constater que Jordan Peele cherche à nous faire réfléchir au-delà du film et d'un scénario aux faiblesses rythmiques. 

Notes : Personnelle 14,5/20 - Presse 13,6/20 - Public 12,4/20

mardi 2 avril 2019

Dumbo


Date de sortie : 27 mars 2019
Réalisateur : Tim Burton
Avec : Colin Farrell, Danny DeVito, Michael Keaton, Eva Green...

Synopsis : Les enfants de Holt Farrier, ex-artiste de cirque chargé de s'occuper d'un éléphanteau dont les oreilles démesurées sont la risée du public, découvrent que ce dernier sait voler...

C'est devenu le credo de Disney : adapter ses œuvres originales en live avec, pour le moment, plus ou moins de réussite et plus ou moins de goût. Voyons voir ce que vaut ce Dumbo.

Respecter du dessin animé original ?

On a tous été bercé par les œuvres de Disney durant notre jeunesse et il semble difficile de reproduire en version live un dessin animé qui frôle la perfection (essai raté du Livre de la Jungle). La qualité de Dumbo ressort dans la liberté qu'a pris Tim Burton tout en respectant l'originale. L'histoire reste identique (de mémoire).


La patte Burton

Ces derniers films ont connu assez peu de réussite et étaient contestables. Tim Burton semblait perdre de sa superbe et Dumbo est arrivé au bon moment. La trame scénaristique à respecter, Burton a pu se faire plaisir sur le visuel, la construction des plans dont sa folie et son originalité émerveillent sur chaque scène. 


Un casting solide

Tim Burton a su s'entourer de personnes qu'il connait bien et qui font le job. Colin Farrell trouve un rôle qui lui va à merveille, tout comme Eva Green dont les mimiques collent bien à l'univers Disney. Michael Keaton tenait bien son rôle jusqu'à ce pétage de plomb final. Enfin, les enfants de Farrell dans le film (Nico Parker et Finley Hobbins) sont les belles surprises du film tant il devait être difficile de tourner ainsi en image de synthèse.


Et Dumbo dans tout ça ? 

Il est chargé d'émotion ce petit éléphanteau. Plus d'une fois on a la larme à l’œil tout en restant stupéfait par la qualité des effets spéciaux. 


Bilan

Dumbo est une vraie réussite et on signe de suite pour voir d'autres adaptation Disney de cette qualité. Aladdin et le Roi Lion, qui vont sortir dans les prochains mois, ont de quoi avoir la pression. 

Notes : Perso 18/20 - Presse 15,2/20 - Public 16/20

mercredi 13 mars 2019

Alita : Battle Angel


Date de sortie : 13 février 2019 (2h02mn)
Réalisateur : Robert Rodriguez 
Acteurs : Rosa Salazar, Christoph Waltz, Jennifer Connelly 

Synopsis : Lorsqu’Alita se réveille sans aucun souvenir de qui elle est, dans un futur qu’elle ne reconnaît pas, elle est accueillie par Ido, un médecin qui comprend que derrière ce corps de cyborg abandonné, se cache une jeune femme au passé extraordinaire. Ce n’est que lorsque les forces dangereuses et corrompues qui gèrent la ville d’Iron City se lancent à sa poursuite qu’Alita découvre la clé de son passé - elle a des capacités de combat uniques, que ceux qui détiennent le pouvoir veulent absolument maîtriser. Si elle réussit à leur échapper, elle pourrait sauver ses amis, sa famille, et le monde qu’elle a appris à aimer.

Une grosse promotion et des trailers qui mettent l'eau à la bouche avec un casting aguichant, un Robert Rodriguez à la réalisation et James Cameron à l'écriture... ça annonce un grand film. 

L'histoire, beaucoup (trop?) d'information
Tout s'enchaîne très vite, voir trop vite dans ce film qui tient sur 2h mais pourrait aisément se développer sur plus du double. Il y a énormément de raccourcis scénaristiques qui sont à double tranchant. Certes, on ne s'ennui pas une seconde mais le surplus d'information est parfois déroutant. 
Peut-être aurait-il mieux fallut allonger le film sur 2h30 ou, comme Alita part sur une saga, réaliser 2 films plutôt que tout condenser sur un film. 



Les acteurs, à la manière asiatique 
Basé sur un manga, Alita peut parfois agacer dans la façon de surjouer. A ce titre, Alita (très larmoyante) interprétée par Rosa Salazar, Jennifer Connelly et Mahershala Ali forcent volontairement leur partition. Christoph Waltz, toujours aussi juste dans ses rôles, et Keean Johnson, qui amène un peu de fraîcheur, sont plus naturels. 


Les effets spéciaux, pleins les yeux
Ce film est exceptionnel visuellement et parfaitement monté. On ressort de la salle fatigué par tant d'énergie diffusée, mais quelle énergie ! Le mélange parfait et soigné de cyborgs et d'humains dans un monde futuriste qui semble pourtant bien réel. C'est là toute la force du film. 


Bilan
Paradoxalement, les défauts du film en font sa qualité. Une histoire trop condensée? Pas le temps de s'ennuyer. Des rôles surjoués? Rappel à la qualité d'un manga. Ajoutez à ça les effets spéciaux et vous tenez là la nouvelle saga phare des prochaines années. 


Notation 
Personnelle : 16/20 - Presse : 14 - Public : 17,6

Captain Marvel


Date de sortie : 6 mars 2019 (2h 04min)
Réalisateurs : Anna BodenRyan Fleck


Synopsis : Captain Marvel raconte l’histoire de Carol Danvers qui va devenir l’une des super-héroïnes les plus puissantes de l’univers lorsque la Terre se révèle l’enjeu d’une guerre galactique entre deux races extraterrestres.

Enfin un film de super-héro au féminin chez Marvel. La comparaison avec Wonder Women dans l'autre maison phare DC Comics, se fera naturellement...

L'histoire

Si Captain Marvel ne déçoit pas, il est facile de voir qu'il n'y a aucune prise de risque. Marvel ressort les mêmes bases qui ont fait sa force à base d'effets spéciaux, de méchants bien méchants et de notes humoristiques redondants d'un film Marvel à un autre. 
L'histoire va donc de paire avec cette analyse : banale sans tomber dans l'ennui car bien ficelée. 


Les acteurs

Il y avait de quoi être dubitatif lorsque Marvel a annoncé que Brie Larson jouerait le rôle titre. Si sa carrière d'actrice est plus qu'honorable, elle ne semblait pas avoir le charisme pour interpréter une super-héroïne. Au final, c'est peut-être se manque de charisme qui lui va si bien puisqu'elle semble humaine et naturelle dans ce monde parfois surfait. Pour le reste, Samuel L. Jackson en Fury rajeuni numériquement est bluffant... bien plus qu'un Jude Law pas franchement à son aise. 


Les effets spéciaux

Rien à redire. Visuellement, chaque film Marvel est un spectacle que l'on apprécie à sa juste valeur. Mention spéciale au rajeunissement numérique absolument irréprochable de Fury. C'est beau la technologie !


Bilan

Là où Wonder Women a su se démarquer des autres films DC (certes très médiocres), Captain Marvel ne se détache pas des autres films de la maison Marvel, mais ajoute simplement un pion de plus dans la team Avengers. 

Notation

Personnelle : 15/20 - Presse : 12,8 - Public : 15,2